Bienvenue aux nouveaux Internes

Cher(e)s futur(e)s internes,
L’Urologie est une spécialité qui vous tente ? Vous avez raison !
Vous souhaitez en savoir plus sur la spécialité ? Cette page d'info est faite pour vous !

Présentation de la spécialité

L’Urologie est une spécialité médico-chirurgicale. Le DES d’Urologie permet l’apprentissage du diagnostic et de la prise en charge des pathologies de l’appareil urinaire et génital de l’homme et de la femme. Il offre la perspective d’un large choix de modes d’exercices et de thématiques spécifiques : cancérologie, andrologie et médecine sexuelle, lithiase, transplantation, statique pelvienne et urologie fonctionnelle, urologie pédiatrique, infectiologie... L’urologie est une discipline à part entière et humaine, à la pointe de l’évolution biotechnologique et est en lien étroit avec d’autres spécialités : oncologie médicale-radiothérapie, gynécologie, radiologie, rééducation fonctionnelle…

L’AFUF

Durant votre cursus, l’AFUF sera à vos côtés ! L’AFUF c’est l’Association Française des Urologues en Formation. Cette association a pour vocation d’agir pour une formation de qualité et réunir l’ensemble des jeunes urologues afin de construire l’Urologie française de demain. L’AFUF propose de nombreuses formations pratiques et théoriques qui connaissent un franc succès auprès des jeunes urologues depuis des années. Elle relaie toutes les informations indispensables au cursus en Urologie (cours et formations, participation aux divers congrès et séminaires, offres d’installation…).

Vous trouverez sur notre site les spécificités de chaque CHU des différentes villes en France http://www.afuf.fr/regions/

La formation pendant le D.E.S d’Urologie

La formation est coordonnée à la fois par le Collège Français d’Urologie, l’AFUF et les coordonnateurs locaux et régionaux qui sont en lien étroit avec notamment l’Association Française d’Urologie et la sous-section spécifique du Conseil National des Universités.
La formation théorique est organisée au niveau régional par les coordonnateurs et au niveau national grâce à l’Enseignement du Collège Français d’Urologie (ECU). La formation pratique et technique s’acquière avec votre activité dans les services, optimisée par les formations organisées au niveau régional.
La validation du Diplôme se déroule durant l’ensemble du cursus. C’est la commission locale de la spécialité – que le coordonnateur local de la spécialité préside – qui valide le DES après avoir accompagné l’étudiant du 3ème cycle durant son cursus, grâce notamment à des entretiens réguliers. Les objectifs pédagogiques, de connaissances et de compétences (e-learning, portfolio numérique, exercices de simulation, formulaires d’évaluation…) devront être atteints à chaque étape du DES sous le contrôle du responsable médical de chaque stage et de la commission locale de la spécialité. Au moins un article devra être accepté dans une revue à comité de lecture et au moins un travail de recherche devra être présenté en communication orale avant la validation du Diplôme.

Pour vous aider dans le choix de la spécialité

Il est conseillé de prendre contact avec le représentant régional de l’AFUF et le référent des internes d’urologie de la (ou des) ville(s) de votre choix. Après votre choix définitif vous vous présenterez au coordonnateur local de la spécialité.
Vous pouvez également vous renseigner sur le site : www.afuf.fr où vous pourrez retrouver les coordonnés des représentants régionaux et consulter les spécificités de chaque régions dans la rubrique « CHU ».

Le nouvel internat selon la réforme du 3ème cycle

L'internat est désormais divisé en trois phases d’une durée totale de 6 ans pour l’Urologie.
Le but est d’avoir une progression selon des phases d’apprentissage de connaissances et de compétences de l’interne, avec des objectifs par phase et un contrat pédagogique à respecter.
Ces maquettes ont été publiées dans l’arrêté du 21 avril 2017. Les obligations de service restent les mêmes : dix demi-journées par semaine dont deux consacrées à la formation (une demi-journée sous responsabilité du coordonnateur et une en autonomie).
Pour la maquette d’urologie spécifiquement, le schéma global sera de 12 semestres dont au moins 8 dans un lieu de stage avec encadrement universitaire et au moins 2 dans un lieu de stage sans encadrement universitaire. Texte officiel ici : https://1drv.ms/b/s!Ahuawpw6IPHchuhb41Ikfh7p4UO8Og

La phase 1 : phase socle

Un contrat de formation est établi à la fin de la phase socle et définit les objectifs pédagogiques et le parcours de formation avec le choix d’une option ou d’une formation spécialisée transversale (FST). L'interne participera à des enseignements transversaux communs avec d'autres spécialités sur une plateforme d'e-learning.
Durant la phase 1, d’une durée d’un an, l’interne d’urologie devra effectuer :
- 1 stage dans un service hospitalier avec encadrement universitaire, agréé à titre principal en urologie
- 1 stage dans un service hospitalier agréé à titre principal en urologie ou en chirurgie pédiatrique ou en chirurgie viscérale et digestive ou en gynécologie obstétrique et agréé́ à titre complémentaire en urologie.

La phase 2 : phase d'approfondissement

Cette phase a été bien décrite dans l’arrêté officiel mais il est fort à parier que les modalités pratique de cette phase évoluent au cours du temps. Pendant cette phase, l’interne continue
sa formation et devra débuter puis soutenir obligatoirement sa thèse, avant la fin de celle-ci. Les stages hors subdivision (inter-CHU) ou à l’étranger seront possibles à partir de cette phase.
Durant la phase 2, d’une durée de 3 ans, l’interne d’urologie devra effectuer :
- 2 stages dans un lieu hospitalier agréé́ à titre principal en urologie
- 2 stages dans un lieu agréé́ à titre principal en chirurgie viscérale et digestive et à titre complémentaire en urologie
- 2 stages « libres ».
Le contenu pédagogique comportera notamment e-learning, exercices en centres de simulation, séminaires nationaux ou régionaux ainsi l’obligation de participer à̀ au moins un congrès annuel d’urologie.
Dans le cadre de son projet professionnel, et en regard des besoins de santé et de l’offre de formation, l’interne peut candidater à une FST. Pour l’urologie, le choix se fera entre la cancérologie ou la médecine et biologie de la reproduction/andrologie.

Les modalités concernant les FST feront l’objet d’un arrêté dans les prochaines semaines.

La phase 3 : phase de consolidation

Comme pour la phase 2, il est possible que les modalités pratique de cette phase évoluent au cours du temps. Au cours de cette phase, l'interne change de statut et devient « docteur junior », marquant une progression dans le troisième cycle avant le plein exercice. Elle dure deux ans pour les spécialités chirurgicales. Durant la phase 3, d’une durée de 2 ans, l’interne d’urologie devra effectuer 2 stages d’un an, accomplis dans un lieu agréé́ à titre principal en urologie. L’un de ces deux stages pourra être remplacé par un stage libre d’une durée d’un an, à titre exceptionnel, pour répondre au projet professionnel de l’étudiant et après accord du coordonnateur local. A ce jour, il n’y a pas de certitude quant au salaire qui sera versé. L’étudiant thèsé devra s’inscrire au Conseil Départemental l'Ordre des Médecins sur une liste spécifique. Les actes devraient être réalisés en autonomie supervisée. Le déroulement des gardes ou astreintes semble encore à l’étude. La qualification dans la spécialité (obtention du DES) ne sera acquise qu’après validation de la phase 3 et la soutenance d’un mémoire.
Pendant la 3ème phase, au moins un article devra avoir été accepté́ dans une revue à comité́ de lecture et une présentation orale d’un travail de recherche devra être réalisée.

 

Evaluation de la formation

Le parcours sera suivi par votre coordonnateur, ainsi que la commission locale de coordination de spécialité. L’évaluation sera double et continue dans le temps : évaluation des connaissances et des compétences. Il existera une commission pour chaque spécialité dans chaque ville d’internat (subdivision). Sa mission sera de s'assurer de l'organisation et du respect de la formation suivie par l'étudiant et de son accompagnement à l'appui du contrat de formation.
L’évaluation durant les phases sera multiple, avec entre autres :
- Évaluation des connaissances théoriques et pratiques « en stage » (portefeuille numérique) et « hors stage » (activité de simulation…)
- Évaluation par le maître de stage au terme de chacun des stages par un formulaire standardisé
- Utilisation des connaissances : présentation de cas cliniques lors de séminaires régionaux
- Entretien individuel entre l’étudiant et le coordonnateur local permettant de s’assurer de sa capacité à poursuivre un cursus chirurgical

Choix des stages

Les stages seront agréés pour une ou plusieurs phases, c’est l’agrément « principal » ou « complémentaire ». Il y aura ainsi un nombre de postes fixé au préalable en commission de subdivision. L’agrément des stages est donc réalisé par la commission de la subdivision en lien avec l’Agence Régionale de Santé. Des « variations locales » peuvent exister en fonction des besoins ou des spécificités locales.
Les choix de stages au cours de l’internat seront donc sur des listes différentes selon chaque phase. Pendant la période « charnière » des choix des internes « ancien » et « nouveau » modèle, les choix se feront les uns après les autres et devront être réalisés de manière à ce que la répartition des postes entre tous les internes soit la meilleure possible. Des adaptations seront surement possibles et variables d’une ville à l’autre.
Pour la phase socle et la phase d’approfondissement, le choix des stages est organisé au niveau de la subdivision. Pour la phase de consolidation, le choix sera probablement régional. Pour les stages de la phase de consolidation, les étudiants établiront, chacun, par ordre de préférence, une liste de voeux. Les maîtres de stage et les responsables médicaux des lieux de stage classeront ensuite, par ordre de préférence, les étudiants. Les étudiants seront affectés en stage par le directeur général de l’ARS, après recoupement de ces listes et des avis de la commission locale de spécialité. Ainsi, l'affectation dans un stage de phase 3 se fera selon le projet professionnel, les voeux de l'étudiant et le voeu des responsables selon un principe dit de « big-matching ».

Si la discipline ne vous plait finalement pas : le « Droit au remord »

Les internes pourront changer de spécialité via le droit au remord jusqu'au 2ème semestre de la phase 2. Il est généralement conseillé, dans la mesure du possible, d’effectuer au préalable, un « hors filière » au sein de la nouvelle spécialité avant de faire valoir son droit au remord. Ce changement est alors définitif.
Pour plus d’informations, vous pourrez vous informer auprès de votre syndicat local, national, auprès des facultés ou du coordonnateur de votre spécialité.

Et après ? Le Post-DES

Théoriquement, la réforme du 3ème cycle ne concerne pas le post internat (ou post-3ème cycle), donc il n’y a pour le moment aucune modification sur le fonctionnement du post-internat.